5 ans à aimer innover pour les familles en affaires

C’est dans l’ADN d’ORIA de toujours regarder devant en créant pour les familles en affaires québécoises un espace d’accompagnement inédit. Mais malgré ses 5 ans à peine, ORIA a déjà cette vieille âme qui invite à la réflexion. Un bel âge pour jeter un coup d’œil dans le rétroviseur et faire le bilan de tout ce qui a été accompli. C’est aussi l’occasion de célébrer les professionnels engagés et les familles complices qui ont permis l’innovation en repreneuriat familial, un thème qui passait pratiquement sous le radar quand ORIA est née.
« Nous sommes convaincues qu’une façon d’amener plus de bien-être dans le monde est de servir les familles une à la fois, parce qu’une famille entrepreneuriale saine, heureuse, bien organisée, qui travaille bien au niveau de sa génération montante, ça donne des contributeurs extraordinaires à la société », affirme Jessica Grenier, présidente et associée fondatrice d’ORIA. « On fait les choses avec le cœur, vraiment. Ça me rend fière de proposer une approche différente. On se démarque par notre processus. On voit apparaître des parcours qui s’en inspirent, mais nous avons été pionnières. Je n’avais jamais eu autant de bons contenus pour accompagner les familles. C’est une marque distinctive d’ORIA », observe Annie Veilleux, associée d’ORIA, qui possède une longue expérience dans l’accompagnement des familles en affaires.
Un élan irrépressible

ORIA est un bébé de pandémie. Enfin, presque. L’entreprise, petit oiseau de vigie, a été fondée en 2019 pour partager et développer des connaissances pour l’accompagnement des familles en affaires dans les transitions intergénérationnelles. Ses premières activités, en formation, visaient les professionnels qui gravitent autour des familles prospères.
Le confinement de 2020 a été à la fois une épreuve et une bénédiction pour Jessica, qui a développé des programmes de formation en ligne, une méthode qui pouvait lui permettre de concilier travail et famille et qui pour autant, n’aurait pas été recherchée sans le confinement obligé.
« Ça a demandé beaucoup de sacrifices de ma part de démarrer ça. Je faisais l’école à la maison pour les enfants, je ne me prenais pas de salaire et j’étais isolée chez moi. Il fallait y croire! J’avais plein d’opportunités d’emplois sécurisants, mais j’avais cet élan qui me portait. Je me disais que j’étais condamnée à entreprendre parce que ce que je voyais à l’intérieur de moi n’existait pas. Il fallait créer cet espace », se remémore Jessica.
Une formidable complémentarité

Rapidement, elle a senti qu’il y avait une profondeur à aller chercher dans l’accompagnement des familles, sur le terrain. Elle avait rencontré Annie lorsqu’elle travaillait chez Lafond, avant de rejoindre Familles en affaires – HEC. Les deux ont commencé à collaborer et ont découvert leur complémentarité.
« Pour bien accompagner une des familles que je continuais de servir, j’avais besoin d’une co-équipière, se rappelle Annie. Il y avait un besoin de renouveau dans l’approche pour les aider à franchir d’autres étapes. C’était intéressant l’approche de Jessica, plus de formation et d’apprentissages, avec son bagage de vigie et de recherche. On a dit à la famille qu’elle serait notre famille test et que la connaissance à construire serait transmise à d’autres familles. Cette possibilité a été embrassée », raconte Annie, qui en 2021, est devenue associée d’ORIA, sentant sa fibre entrepreneuriale ravivée.
Au cœur des familles entrepreneuriales

Jessica et Annie ont l’entrepreneuriat familial dans les veines. Elles ont grandi dedans, la première étant issue d’une troisième génération de famille en affaires et la seconde ayant assisté à la naissance de l’entreprise de ses parents, qu’elle a dirigée plus tard. Jessica a fait sa maîtrise à l’université sur la pérennité des PME et quand elle a recherché un programme d’accompagnement pour sa propre famille, qui jonglait avec des enjeux complexes, elle s’est heurtée à une offre famélique au Québec. Elle s’est connectée à l’international, en Europe et aux États-Unis, se formant au Family Firm Institute, notamment, puis à Family Enterprise Canada.
« Je me suis rendu compte que le domaine de l’accompagnement des familles en affaires, dans les transitions intergénérationnelles, était présent ailleurs, mais qu’au Québec, nous étions encore timides par rapport à ça », a constaté Jessica, qui a quitté la direction de l’équipe pédagogique de l’École d’Entrepreneurship de Beauce pour embrasser la mission du repreneuriat familial.« Je ne sais pas si c’est moi qui ai choisi la vocation ou si c’est la vocation qui m’a choisie, mais c’est un chemin naturel pour moi et un élan intérieur que j’ai écouté et suivi, raconte-t-elle. De mettre sur pied un projet avec énormément de liberté de créer, de mettre en œuvre ce que tu sens, ce que tu vois et observes, c’est un énorme privilège. »
ORIA grandit

À cinq ans, ORIA compte près d’une dizaine de proches collaborateurs, dont quatre guides pour accompagner les familles en affaires en continuant d’innover pour soutenir les besoins précis des familles québécoises francophones dans des contextes de transition complexes; une complexité associée à l’étendue des actifs ou au nombre de générations présentes. En parallèle, les activités de formation des professionnels accompagnant les familles en affaires se poursuit.
Jusqu’à récemment au Québec, les thèmes associés à la relève entrepreneuriale couvraient surtout la transition à la direction des entreprises. La vision de la pérennité chez ORIA s’est placée dans la sphère de la propriété, un champ qui exige des compétences, des réflexions, de la communication et des actions bien choisies. À l’expertise technique des fiscalistes, comptables, juristes et autres professions qui gravitent dans cette sphère, il y avait un besoin de se préoccuper du volet humain et familial des transitions.

« Je pense qu’on crée le climat favorable pour que les familles puissent avoir les conversations qu’elles n’auraient pas eues autrement », se réjouit Annie.« Et en même temps, nous avons contribué à nourrir un écosystème curieux par rapport à l’offre d’accompagnement. Le marché se développe. Le repreneuriat est à l’agenda politique et socioéconomique et ce n’était pas le cas il y a 7-8 ans », ajoute Jessica, avec le désir de continuer cette contribution sociale, une valeur qu’elle et son associée portent avec dévouement et conviction.



